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Jeudi dernier, nous sommes allés, Jacques Fouque et moi-même nous frotter à un beau morçeau de la rive gauche du glacier
d'Argentière : Nuit Blanche, grade 6 (lorsque ce n'est pas tracé).
Actuellement plutôt 5+ en regard du nombre de passages dans la partie difficile.
Avec ses 230m (le glacier a beaucoup baissé), c'est aujourd'hui la plus haute cascade de la vallée.
En 2001, lorsque je l'avait faite en solo, celle-ci faisait à "tout casser" 160m.
Pour les amateurs de longues cascades, c'est déjà un beau projet et c'est ainsi qu'avec Jacques nous avons désiré la gravir.
Nous sommes les premiers arrivés sur site et c'est une chance car la facilité d'accès rend cette ligne trés convoitée par les amateurs de moulinette.
Certains viennent juste pour faire les deux dernières longueurs.
Si vous repérez sacs, skis ou matériel au sommet, cela veut dire qu'il y a déjà une cordée engagée qui se situe beaucoup plus bas et alors s'abstenir d'aller dans la cascade afin de ne
pas les pulvériser.
En effet, le bas est dans l'axe, de plus faible inclinaison, et donc très exposé aux éventuels projectiles de tous ordres.
Pour nous, tout va bien, nous sommes seuls et c'est sereins que nous gravissons les trois premières longueurs qui mènent aux difficultés, nous en profitons pour nous échauffer.
Ce sera plutôt pour nous réchauffer que nous ferons L2 et L3 car nous nous sommes fait littéralement doucher, par une poche d'eau qui a lâché dans la cascade et nous sommes trempés. Heureusement
que la température ambiante est plutôt douce.
Au pied de L4 nous sommes tout durs, la capuche craque et les cordes everdry sont des câbles never dry.
En 2001, j'avais failli faire demi-tour. Arrivant du bas, j'avais eu la surprise de trouver une glace vierge de traces et tout était "à nettoyer".
Aujourd'hui la structure est bien clean et assez riche en trous de passages.
Nous sommes heureux d'être là.
L'univers qui nous entoure est étrange et fantastique.
Un déglaçage des cordes, rapide et bien à l'abri du ruissellement, nous sortons les deux magnifiques longueurs sommitales dont nous jouissons avec un réel plaisir.
L'escalade y est si belle! Et quel plaisir de partager ce moment avec Jacques.
Pour la petite anecdote, Jacques c'est LE monsieur Fouque de la "Demande" et de "Ula" en solo dans le Verdon dans les années 70 !
Amitiés
Thierry Renault









Photos Thierry Renault et Jacques Fouque
Sortie du 28/01/2010
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